Sa vie

Johan Barthold Jongkind naît le 3 juin 1819 à Lattrop aux Pays-Bas et passe son enfance à Vlaardingen près de Rotterdam.

 

En 1837 il s'inscrit, après la mort de son père, à la Teken-Academie (académie de dessin) de la Haye. Il est alors élève d'Andreas Schelfhout.

A 27 ans, il part pour Paris poussé par son professeur qui le considère comme un très bon élève, et entre dans les ateliers d'Isabey et de Picot. Avec Isabey, il peint sur le motif à Paris, en Normandie, en Bretagne.

S'il a un certain talent artistique, il n'en a aucun pour vendre ses oeuvres. Il les négocie à bas prix, juste pour ne pas mourir de faim.

En 1860, il a perdu sa mère et la détresse s'installe, physique et morale. Il n'a pas de reconnaissance officielle à Paris. Il retourne alors aux pays-Bas où ses compatriotes ne le reconnaissant pas comme un des leurs car il a exposé aux Salons avec les Français. Il est au plus mal, déprimé, alcoolique. Il appelle au secours ses amis parisiens qui répondent massivement et le ramènent à Paris après avoir payé ses dettes.


Et comme un bonheur ne vient jamais seul, il rencontre alors Joséphine Fesser, "son bon ange" qui le sauve, s'occupe des ventes de ses tableaux et lui offre une famille qui se compose de son mari, de son fils et bientôt de petits enfants.

Jongkind, reconnu, peut vivre de son talent.

En 1873, ils découvrent le Dauphiné ; Alexandre, mari de Joséphine, est cuisinier au château de Pupetières. C'est en 1878 que la famille s'installe à la Côte-Saint-André dans la Villa Beauséjour où Jules, fils de Joséphine, peut y installer sa famille.

Joséphine et Jongkind  voyagent en train, allant en Bretagne, en Normandie, dans le Nivernais, en Provence, en Belgique, en Suisse, etc. Ils vont souvent à Lyon et à Grenoble.

Joséphine et Jongkind ont beaucoup de choses en commun : ils viennent du même pays, parlent la même langue, sont peintres tous les deux, sont nés la même année et décèdent tous deux en 1891. Ils sont enterrés côte à côte au cimetière de la Côte-Saint-André.